mercredi 12 mai 2010

Satanica Pandemonium était un homme : Les Black Diamond Heavies à la Boule Noire


Ca a commencé doucement par quelques gorgées de bières, tranquillement assis à une table. En guise de colonnes de flammes, nous avons eu un groupe de psycho billy en première partie. Puis les rideaux se sont refermés sur le brouhaha de la salle.

Un peu avant, j'avais entraperçu Satanica près du stand de disque, elle avait une casquette et une veste en jean. Elle avait l'air abordable et plutôt souriante et était un peu plus petite que je l'avais imaginé. Ca fait souvent cela. Puis elle a disparu dans les coulisses, pour enfiler son costume de scène et se repoudrer un peu le nez.

Les lumières se sont éteintes et la salle a retenu son souffle pour mieux avaler son fond de verre. Le bzzz familier de la fuzz s'est transformé en grondement de basse, les roulements de batterie ont retentit : Satanica Pandemonium était sur scène ! Elle a commencé son effeuillage sans préambule. Dès le premier morceau elle était à moitié nue et sa voix rauque miaulait dans les hauts parleurs du Titty Twister. Elle balançait ses longs cheveux d'avant en arrière, dans le contre jour des projecteurs, et ses muscles saillants luisaient dans la moiteur de la salle. La tension montait, la salle hurlait à chaque intro de morceau. Et c'est lorsqu'elle a fait couler l'alcool le long de sa jambe jusque dans la gorge de nos conduits auditifs que tout le monde est vraiment devenu hystérique. Puis elle a retiré méthodiquement l'immense serpent blanc qui cachait ce qu'il restait de son impudeur et j'ai entendu Jumpin' Jack Flash résonner à mes oreilles...

Il y avait quelque chose de bestial, hier soir et quand je me suis aperçu que Salma Hayek était en marcel et que sous son large rictus elle portait la barbe, il était déjà trop tard : la Boule Noire venait de lâcher ses hordes démoniaques contre nous... From Dusk Till Dawn : ça c'est ce que j'appelle un putain de show !

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