Stuttering splashes on rancid domes Stone crop circles Sculptured to provide For an iridescent boom Waiting underground But the roots are frozen In a crisis Unbent by concrete Since the paper had no inkling Of what was happening We will provide! Detune Valentines/Basic Urbanites Not so much a style Nor a movement A decadent voice With a lisp Voicing Time
C'est embarrassant de se retrouver 30 mètres au dessus de Patti Smith. Surtout quand on a rien fait de réellement significatif pour mériter ça. On se retrouve placé en juge, flottant comme une divinité mystérieuse au bord de l'abime. On se sent comme à la proue d'un immense navire fendant la foule amassée à nos pieds. En face de moi, une petite ile noire fait surface. D'abord raisonnablement plane, ma position surélevée fait que la scène se redresse progressivement comme une lame de fond apparaissant sur ma route. Quand je dis que je n'avais rien fait de significatif pour mériter ma place, je veux dire que je l'avais achetée normalement sur internet et que l'on m'avait placé là, au 3e balcon de la salle Pleyel, juste en face des projecteurs, vers le plafond blanc qui plonge jusqu'au grand rideau noir se terminant sur la petite scène ou se trouve Philip Glass au piano, accompagnant Smith dans son hommage à Allen Ginsberg. Au dessus d'eux, une grand photo rétro-projetée du masque mortuaire de William Blake et encore un peu au dessus... moi. Je ne suis pas très à l'aise. Pour quelle raison particulière aurai-je le droit de me trouver dans les hauteurs pendant que Patti Smith, là, tout en bas, fait de si émouvantes lectures des poèmes et des célébrations terrestres de Ginsberg ? Quand Glass joue seul ses études au piano avec sa main gauche qui croise sa droite pour aller frapper une note dans les graves, une basse qui fait chanceler et propulse de boucle en boucle ses délicates mélodies ?
Un peu après, Patti Smith nous ouvrira ses bras dans un "Power to the people" un peu inapproprié dans cette salle du 8e arrondissement de Paris, remplie de personnes trop bien habillées, toute luxuriance dehors, avec Philip Glass les mains croisées dans le dos, un peu mal à l'aise et chantant faux trop près du micro. Il s'en rendra compte et fera un pas en arrière.
Glass & Smith auront de longs applaudissements auxquels ils répondront par un dernier retour sur scène, avec Smith improvisant la description de ses souvenirs et de sa rencontre avec Ginsberg, et Corso et Burroughs. Quand à moi je vais pouvoir quitter mon surplomb et retourner chez moi, les mots de Ginsberg porté par la voix de Patti Smith s'insinuant au fond de mes oreilles.
The warm bodies shine together in the darkness, the hand moves to the center of the flesh, the skin trembles in happiness and the soul comes joyful to the eye--
yes, yes, that's what I wanted, I always wanted, I always wanted, to return to the body where I was born.
PS : La vidéo n'est pas celle de la lecture d'hier, elle est d'une performance précédente de Glass & Smith.
Le chanteur a disparu. Enfin pour être précis il n'a jamais été là. GY!BE n'en a pas. Mais ça aura quand même de l'importance dans notre histoire, notre histoire musicale commune et celle que je vais développer là, sur quelques lignes. Parce que s'il n'y avait pas de chanteur, il y avait bien 3000 personnes rassemblées là, autour d'envolées de guitares. Donc ça représente pas mal de personnes pour de la musique instrumentale, pour un drone de guitare, de contrebasse et de violon. D'ailleurs c'est par un drone que le concert a débuté, par une montée bruitiste lente et enveloppante. Dans notre histoire, il y aura aussi pas mal de souvenirs et de citations, pèle-mêle : le Metal Machine Music de Lou Reed, le Brother James de Sonic Youth, le Floyd sans Syd Barrett, le métal orchestral, des souvenirs d'un concert de Scanner aka Robin Rimbaud... Mais toujours pas de chanteur. On entendra bien quelques voix, mais ce seront des voix enregistrées dans la rue, des samples, des transitions survolant les guitares, des voix de personnes qui parlent autour de P. et de moi, et aussi celle de P. & A. et celles de C. & de son frère et de leur potes, et celles de S. & A. & F. et celle de S. que j'ai trouvé dans la file d'attente... mais je devrais peut être reprendre mon histoire depuis le début. Parce qu'il y avait pas mal de monde qui s'était donné rendez-vous ce soir là.
C'est même la première fois qu'il y a autant de personnes que je connaisse dans un concert. Habituellement quand je remporte une victoire en matière d'enrôlement, j'arrive à trainer deux personnes, et encore si je paye la première tournée... Mais là, je dois avouer que j'ai beaucoup aimé l'intro du concert, que j'ai aimé retrouver un paquet de personnes connues, que j'ai presque aimé les gens qui parlaient pendant les morceaux, que la file d'attente ne m'a pas dérangé, et que j'ai même eu la chance d'avoir été servi par la plus belle Russ Meyer's Girl du bar. Peut être aussi parce que pour une fois la quantité de personnes présentes n'a pas été inversement proportionnelle à la qualité de la musique jouée. Certes, la palette sonore à été large, mais elle n'a pas été confuse, ni molle. Le concert a été intense, du moins autant que ça puisse l'être pendant un concert de deux heures - d'ailleurs comment faisait Led Zeppelin pour jouer pendant trois heures et pour qu'autant de personnes trouvent ça intéressant ? Peut être parce qu'il y avait une vraie présence scénique de Page & Plant ?
Là ou ça devient encore plus intéressant c'est que pour GY!BE, la présence scénique à été quasi nulle - comprendre six personnes pour moitié assise et pour autre moitié dos au public ou placé dans l'ombre - et qu'il n'y a eu aucun jeu d'éclairage, rien qu'un écran géant diffusant une vidéo ennuyeuse derrière le groupe. Ajoutons à cela que les gens n'avaient pas réellement le loisir d'applaudir entre les morceaux et que le son était assez mauvais à cause de la réverbération de la grande salle et on commence à entendre ce que ça a été : un excellent concert, sans Jim Morisson, sans Joplin, sans Plant, sans même Jaegger, sans Tina, ni Keith. Je ne sais même pas si le groupe à bu la moindre chose pendant le set et ils n'ont montré rien d'autre que de la concentration. Alors, que doit-on en conclure ? Que le sex'n drugs'n rock'n'roll n'est rien que du vide qui nous entraine à tomber du cocotier ? Ou que GY!BE vient juste de redéfinir les canons de la musique populaire du XXIe siècle ?
Pendant que GY!BE s'occupaient de leurs amplis et de leurs ambiances sonores, dans la grande vidéo derrière eux, des villes et des installations post industrielles brulaient. J'ai d'abord souri, puis je me suis rappelé qu'après tout la révolution n'était peut être pas un concert de Shakira sponsorisé par Seat...
Avant de prendre l'Escalier pour le Paradis, ils ont emprunté les arpèges de Taurus... Lesquels sont arrivés les premiers de Spirit ou de Led Zeppelin ?
1. Your first musical memories? The soundtrack from a Sunday matinee TV programm. If I remember right it was some early baroque chamber music. I just googled it. Its"Tedesca" by Giorgio Mainerio. Maybe more Renaissance than Baroque.
2. The best record you received as a present? / The worse one? Best: Choere und Soli by Die Toedliche Doris ( Birthday present by my brother Ronald ) Worst: my subconscious was so kind to erase this memory.
3. The first record that you lost? Not lost but first stolen was: Worship The Glitch by ElpH vs Coil
4. The name of your imaginary band? In den Himmel wachsende Neffen lutschen gefaehrliche Eiszapfen
5. In which environment do you like to record music? Daylight / Sunshine / 23 degrees / the deadline two month ahead or Night time / Moonlight / 28 degrees / the deadline is in two hours
6. What will music sound like in 50 years / 5000 years? In 50 years there will be just folk music In 5000 years there will be no music anymore
7. Which underrated album will start a new musical genre? Unborn Again by Elmore Judd – Skull funk
8. Which album should never have been made? Can´t think of one. Even the worst records can start a fine and inspiring conversation. Lets start with……
9. Your favourite album to have a drink? Whos Your New Professor by Sam Prekop
10. Your dream collaboration? Mike Kelley
11. The record that freaks you out? Bangs & Works Vol.1 – Planet Mu Records
12. The record you would like to listen to right now? O by Oval
13. The film that tickles your creativity? La Jetée by Chris Marker
14. The little-known track that everyone should have heard of? Back At Ten ( Fast ) by Kotai / EMD 007
15. An album or an artist you wouldn’t want to be? Meistersinger von Nuernberg by Richard Wagner
16. The cover version you would love to do? Darling Nikki by Prince and the Revolution
17. The mashup you would love to do? Arvo Pärt vs Fela Kuti vs Crooklyn Dub Consortium
18. The text you would like to produce a soundtrack for? Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien by Alfred Jarry
19. Have you ever had auditory hallucinations? After a long studio session working with headphones all night. I was sitting on the bed in my hotel room. Suddenly I heard grumpy old men passing by. Talking in unknown languages. After a while the scene changed and I heard an opera choir. But it sounded like they had taken drugs and were driving 300 miles per hour. Very fast and crazy compositions. Like sitting in an acoustic rollercoaster. It had nothing to do with the music I made before which was very minimal and electronic. After a while I started to ignore the choir and fell asleep. In the morning the hallucinations were gone and never came back.
20. How would you like to die? Bitten by a vampire !
To come in 2011 : - Re-release of Veicolo by to rococo rot on Gustaff Records - New Record by B.I.L.L. (Clive Bell, Jochen Irmler, Jaki Liebezeit & Robert Lippok) - Robert Lippok solo record on Raster Noton - Photo exhibition of Stefan Schneider at Staatsgalerie Berlin - New Tarwater album
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