dimanche 28 novembre 2010

My education (a collection of Coil's songs) by theofflinepeople.blogspot.com


Ça a commencé comme ça, avec la découverte de Baby Food, juste un peu avant celle de Black Light District, et j'ai été fasciné par ce morceau et par la note de pochette qui précisait "enregistré pendant un orage". Des potes m'alimentaient en me faisant des K7 (Chrome uniquement, pour préserver le son...) que j'écoutais en boucle en lisant HP Lovecraft ou William Burroughs. On se racontait des légendes sur les techniques de son de Coil : "- Il parait qu'ils ont utilisé plus de cent effets pour faire ce truc" "- Ouah..." ;  "C'est un morceau pour activer les énergies sexuelles masculines, à la base c'est des bruits d'épés" ; "- Hier, je me suis construit une Dream Machine avec un vieux tourne disque et une ampoule, et j'ai récupéré les découpes de Burroughs sur internet... d'ailleurs j'sais pas si t'as essayé à l'école on est en ligne numéris, ça va super vite..." "-Y reste des 8.6 au frais ?". Bref toute une éducation...

My education (a collection of Coil's songs) by theofflinepeople.blogspot.com by the-offline-people-7

01 Baby food (from compilation Chaos In Expansion 1993)
02 Static electrician (from Coil vs ELpH - pHILM #1 1994)
03 Nasa-Arab (from Coil vs. The Eskaton - Nasa Arab 1994)
04 The Sleeper II (from Coil - How To Destroy Angels (Remixes And Re-Recordings) 1992)
05 Windowpane (astral paddington mix) (from Windowpane & the Snow 1995)
06 The snow (driftmix) (from Windowpane & the Snow 1995)
07 The snow (answers come in dreams I) (from Windowpane & the Snow 1995)
08 Decadent & symmetrical (from Coil vs ELpH - Worship the Glitch 1995)
09 Opium hum (from Coil vs ELpH - Worship the Glitch 1995)
10 Manunkind (from Coil vs ELpH - Worship the Glitch 1995)
11 Philm #1 (from Coil vs ELpH - Born Again Pagans 1994)
12 Light shining darkly (from Coil - Stolen & Contaminated Songs 1992)
13 The snow (from Coil - Love's Secret Domain 1991)
14 Protection (from Coil vs ELpH - Born Again Pagans 1994)
15 Blue rats (from Black Light District - A Thousand Lights In A Darkened Room 1996)
17 Who'll fall (from Coil - Stolen & Contaminated Songs 1992)

samedi 27 novembre 2010

Into the Black Light District (Peter Christopherson 1955-2010)


Ca fait deux jours que je me demande si je dois publier quelque chose pour évoquer Peter Christopherson, qui est décédé à l'âge de 55 ans, le 25 novembre, pendant son sommeil, et j'avais décidé que non, en me disant que Coil avait déjà un peu disparu de ma mémoire après la mort de John Balance en 2004 et que leurs derniers disques n'étaient pas aussi intéressant qu'avant. Pourtant en apprenant la disparition de Sleazy Christopherson, j'ai machinalement réécouté le Black Light District (son vrai titre est A Thousand Lights In A Darkened Room par le groupe Black Light District). Il va donc falloir que j'en dise un peu plus...

La première fois que j'ai entendu ce disque, ça a complétement et irrémédiablement modifié ma compréhension de la musique. Je me souviens des sonorités de Die Wolfe Kommen Zuruck, de Refusal to leave to Land, de Stoned Circular et de Blue Rats qui est devenu un tube personnel... Mais la première fois que j'ai entendu Black Light District, la déflagration a été tellement forte et profonde que je me revois dans la petite rue près de chez moi en train de raconter à L. que je viens d'entendre cet album et que malgré le fait qu'il m'a intrigué, je ne pourrais ja-mais réécouter ce genre de musique. J'ai dû dire que je n'étais pas intéressé du tout sur un ton un peu trop affirmatif parce que je me souviens que ça a été un de ces moments assez étrange ou l'on s'entend dire quelque chose qui nous parait raisonnable et que dans le même instant on pense intimement, animalement, que ce quelque chose ne tiendra pas une seule seconde... Violence of Discovery & Calm of Acceptance.

Puis Coil est devenu structurant pour moi, j'ai écouté en boucle la quasi intégralité de leurs albums, j'ai rencontré Peter Christopherson après leur concert de 2001, au Lieu Unique à Nantes. Je ne lui ai rien dit mais je suis resté près de lui pendant qu'il parlait à John Balance. Je suis resté aussi près que je pouvais sans paraitre dérangeant, je me suis imprégné de leur présence ; c'était bien assez pour jouir de l'instant, être juste là à coté d'eux.

"Ben, c'est quoi ça ?" me dit L. Je regarde par la fenêtre et à l'arrêt de bus en face, au lieu des bus habituels, un vieil autobus de 1920 est stationné, je veux dire réellement, le vieux bus est là, arrêté, ce n'est pas une sorte de métaphore. Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il fait là. Il est vide. Il parait attendre pendant que j'écoute Chalice. Les Time Machines sont elles toujours à l'oeuvre ?



Discographie sélective : Coil - Love's secret domain (1991) ; Coil vs ELpH - pHILM #1 (1994) ; Black Light District - A Thousand Lights In A Darkened Room (1996) ; City of Light (avec Bill Laswell) (1997) et Time Machine - Queens of the circulating library (2000).

Peter Christopherson à aussi fait partie du studio graphique Hipgnosis qui a réalisé des pochettes pour Pink Floyd, The Pretty Things, Led Zeppelin, AC/DC, Yes, The Alan Parsons Project, Genesis, ELO et XT. Et Christopherson a, entre autre, réalisé le clip de Tainted love (Soft Cell) ainsi que des clips pour Nine Inch Nails, Sepultura et Paul McCartney.

jeudi 25 novembre 2010

Raw Power, Lazy Title


Check out Michel Houllebecq's interview in the current issue of the Paris Review (No 194 Fall 2010), it is also online on their website. I haven't been reading much of his books recently but i did like Extension du Domaine de la Lutte at the time. I still can't believe it is called Whatever in English. I guess the translator just gave up.
Note that Houellebecq is a man of the future smoking electric cigarettes. I'm on your team Michel, good man.
Also this issue includes a fiction by Lydia Davis, even more reasons to spend some cash.

Paris Review website
Houellebecq's interview

mardi 23 novembre 2010

New American Vernacular


"On appelle langue vernaculaire la langue locale communément parlée au sein d’une communauté. Ce terme s’emploie souvent en opposition avec le terme langue véhiculaire, liturgique ou encore lingua franca.".

The Melvins - p.g.x 3

Bill Elm and Woody Jackson - Redemption in dub (Red dead redemption OST)

Bill Elm and Woody Jackson - Dead end alley (Red dead redemption OST)

pix : Susana Raab - american vernacular

dimanche 21 novembre 2010

Who Is Ed Burkey?


It starts like a Coil song, Who'll Fall? to be precise, and eases you into the ride, fazed and mellow, until the guitar cuts through the eardrum and toughen up the skin, cat claws out, waxy hair.

Ed Burkey is elusive and I haven't found much about him. Listen to him on the brilliantly named compilation Intoxica! Strange And Sleazy Instrumental Sounds From The SoCal Suburbs (on Spotify).

Ed Burkey - Night Rider (19??)

Paris est une fête : Saul Williams, Michel Bulteau, Krzysztof Styczynski & Serge Teyssot-Gay à la librairie Le Divan


C. est devant le rayon "Comment bien élever son enfant" et je suis appuyé contre le rayon "Viandes & Poissons". Serge Teyssot-Gay joue face au rayon BD et Saul Williams vient de commencer sa lecture sous le panneau "Cuisine". Styczynski quand à lui est un peu en retrait et fait les cent pas vers le rayon "Psychanalyse". Bulteau est en retard.

J'ai dû découvrir Michel Bulteau par une préface de Burroughs et dans une interview de Chronic'art, du moins ce sont les bribes qui m'en restent... par contre ce que je sais c'est que j'ai acheté sa biographie d'Allen Ginsberg lors d'un week end à Rennes. C'est un petit livre de 77 pages et je l'ai lu d'une traite, pendant le voyage de retour en train, sans relever la tête. Puis j'ai commandé immédiatement "Mort d'un rebelle" et ça commence comme ça :
"Je revois l'été où nous foncions dans la nuit à bord d'une Chevrolet 1957. L'air était lourd. Les lumières des banlieues éclataient sur le pare-brise comme des gouttes de pluie. Après une course folle et beaucoup de musique, nous nous sommes arrêtés loin du monde. La carrosserie était brûlante. La musique jaillissait et la voix de Gene Vincent montait au ciel. Nous nous coiffions devant le rétroviseur et la jeune fille aux yeux verts qui nous accompagnait était bien téméraire. Elle avait tenu à s'entailler l'avant-bras pour nous montrer que son sang était digne du nôtre."

J'ai continué avec "Hoola Hoops", qui m'a aidé à tenir pendant une période de doute dans ma vie, puis Michel Bulteau a progressivement accédé à une des plus hautes places de mon imaginaire littéraire. C'est aussi une sorte de mot-clé implicite : quand vous entrez dans une librairie que vous ne connaissez pas, commencez par demander si ils ont un Michel Bulteau. Si l'expression trahi une moue dédaigneuse (méconnaissance), vous pouvez ressortir immédiatement, il n'y aura rien ici pour vous. Très pratique pour faire le tri.

Bulteau est aussi un magnifique repère pour découvrir d'autres auteurs ; fiez-vous à ses préfaces et à ses traductions : "Adieu à Berlin" d'Irsherwood (préface) ou "Soleils brilliants de la jeunesse" de Welch et "La fin de la rivière" de Dylan Thomas par exemple (traductions). Il m'a aussi fait découvrir "Venises" de Paul Morand et Le club des longues moustaches...

Mercredi soir, Saul Williams a précédé Bulteau qui a précédé Styczynski qui a précédé la deuxième lecture de Williams qui a précédé le retour et la conclusion de Bulteau. Il a terminé en lisant l'"Ophélie" de Rimbaud, "Le vent baise ses seins et déploie en corolle - Ses grands voiles bercés mollement par les eaux", pendant que Teyssot-Gay improvisait un blues moderne, sale, ambient et plein de réverbérations et de frottement de cordes. "Tu te fondais à lui comme une neige au feu : Tes grandes visions étranglaient ta parole - Et l'Infini terrible effara ton œil bleu!" a lancé Bulteau de sa voix à la diction un peu trop 70's sur ses paupières de jupes à demi closes.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas revu C., et c'est toujours bon de se retrouver entre amis.

Saul Williams & Trent Reznor - Dna (2007)

samedi 20 novembre 2010

lundi 15 novembre 2010

Really?


Phwoar!!! it sounds just like Funkstorung and Prince. Nope, that's not right. But 1 point for guessing Michael Fakesch from Funkstorung. But who's this Prince? It's Taprikk Sweezee! or is it? At least we know it's a remix of the Matthew Herbert's 2006 song.
Go and explore their records on Spotify.

Michael Fakesch & Taprikk Sweezee - Something Isn't Right (2010)

dimanche 14 novembre 2010

Barbra M


Ca fait 2 semaines que j'essaye de ne pas publier cette vidéo. Je crois que j'ai perdu.

Ecouter Boney M - Gotta go home sur spotify.

vendredi 12 novembre 2010

La Treizième revient : Spectrum au Nouveau Casino


Je suis coincé entre une grande blonde trop maquillée à la mèche trop longue qui lui tombe sur ses yeux trop charbonnés qui enregistre le concert tout en criant dans l'oreille de sa copine trop petite et trop brune à gauche, un clone de Pete Sonic Boom en tweed à droite ("'tu ressembles à Sonic Boom" lui dit la blonde à l'oreille" "Ouais j'sais" lui répond le clone en balayant sa mèche sur le coté droit de son visage) et un type aux cheveux longs, très chic, qui me tourne le dos, devant. Sur scène Spectrum vient de commencer "How you satisfy me" et je hurle à chaque morceau comme la groupie que je suis.

E. m'a dit un jour que si je lui survivais, il souhaiterait que l'on diffuse "Forever Young" d'Alphaville pour son enterrement. Depuis ça m'obsède, quelle devrait être la dernière musique qui m'environnera, quelle musique signera, résumera ma vie, ma personnalité, quelle musique devra envelopper une dernière fois mes amis et ma famille présente à ce moment ? Quand Spectrum commence les 17 min. de "Suicide" je pense que j'ai trouvé exactement la musique qu'il me faut. (et là, vous vous dites 1- Whaou le symbole est trop fort, c'est trop rock'n roll. 2- Quel con.) Je suis conscient du paradoxe, mais il est inhérent au morceau : sa structure repose sur une boucle en perpétuelle progression / répétition qui dilate le temps, qui est joué depuis plus de 20 ans à chaque live de Spacemen 3 Spectrum, et qui est toujours la même et toujours unique. A chaque fois que je l'entend en live c'est le morceau qui me fait le plus sentir vivant, pleinement dans le présent. Un présent perpétuel, celui de la nouveauté persistante, une trance électrique obsessionnelle qui brouille notre temps personnel (j'en ai déjà un peu parlé ici...).

Sortant de mes réflexions hypnotisées, les oreilles bourdonnantes de Fender, j'entrebaille mes paupières : la grande blonde continue de saccager son enregistrement en parlant à la petite brune ; le clone de Sonic Boom est toujours dans sa veste de tweed et le type au cheveux longs continue de me tourner le dos. Puis soudainement il se retourne et me glisse à l'oreille : "La Treizième revient... C'est encor la première; - Et c'est toujours la Seule, - ou c'est le seul moment.". "Quoi ?" Sonic Boom trifouille les boutons de son amplis et je n'entend pas ce qu'il me dit ; "Suicide" vient de se terminer.


(Ah, au fait, c'est la version de février 2010 au point éphémère, mais est-ce réellement important ?)

pix : pablo prieto

T-shirt Friek


Public Enemy est en concert ce soir à L'Élysée Montmartre pour fêter les 20 ans de Fear of a black planet et je n'y irai pas. Je préfère que Flavor Flav reste à jamais une image sur le T-shirt de mes 14 ans.

Loden - Friek (2010)

Le dernier single de Public Enemy  - Say it like it really is est écoutable ici

jeudi 11 novembre 2010

No Direction To The Moon, a mixtape by theofflinepeople.blogspot.com


La tête coupée d’une amie dans le frigo. Comme une journée au bord de l’éveil. Je me rappelle ses yeux violets, mornes, gonflés par le givre dans le petit frigo blanc ; peut être révulsés. Malgré son cou déchiqueté, elle ne saigne pas je crois, posée sur la grille éclairée à contre jour.

Je ne rêve plus autant qu’avant. Enfin des rêves dont on se souvient au réveil.

Pardon My French.

No Direction To The Moon, a mixtape by theofflinepeople.blogspot.com by the-offline-people-6

01 Klaus Schulze - Some velvet phasing
02 The Residents - Weight lifting lulu
03 Dr John - Corker courtbullion
04 Popol vuh - Ich mache einen spiegel - dream part 5
05 Tangerine dream - Sunrise in the third system
06 The Red Krayola - Transparent radiation
07 Bill Wyman - In another land
08 Alice Cooper - Lay down and die, goodbye
09 Os Mutantes - Ave, Lucifer
10 Spirit - Girl in your eye

pix : Helena Brooks

Interview : Nice Nice (Jason Buehler)


1. Your first musical memories?
My first musical memory is from when I was 5 or 6 years old. I had a Snoopy portable radio at the time and, when the song “Bad, Bad Leroy Brown” came on, I assumed that Leroy Brown must be Charlie Brown’s brother. This led my young mind to assume that any music that came out of Snoopy was somehow related to the Peanuts universe. It was a strange time.

2. The best record you received as a present? / The worse one?
My cousin gave me a Beatles mix tape when I was pretty young and I listened to it a lot. It was the perfect music for me at the time and those melodies are now permanently etched in my brain.
Years later, during a time when I was listening to a lot of very wild free-jazz, my mom gave me a CD called “A Touch of Jazz”. It was an album of lite piano jazz and the cover showed a rose in a wine glass sitting elegantly on a piano. Not the best gift for me at the time, but it’s the thought that counts.

3. The first record that you lost?
I have no idea what the first record that I lost was (maybe the first one that I owned?), but there is one lost record that really stands out- I just don’t know what it was called! I was digging for records in a thrift store years ago and came across a privately pressed record from the early 80’s that was some kind of weird low-budget electronic/gospel concept album. It sounded like William Onyeabor doing Christian electro and it was an absolute gem of a record, but I somehow managed to leave it behind somewhere between the store and my house. Terrible.

4. The name of your imaginary band?
Nice Nice. It’s imaginary and real at the same time.

5. In which environment do you like to record music?
Comfortable, low key, well lit. Maybe with some plants. Just homey and casual. Sometimes it is fun to record in a situation where there is an element of pressure- like maybe as a guest at somebody else’s session or in a fancy studio- but I usually record in the comfort of my home.

6. What will music sound like in 50 years / 5000 years?
In 50 years music will sound like the music that will be made 30 years from now, because people will be nostalgic for simpler times. And in 5000 years music will not exist, because robots hate music.

7. Which underrated album will start a new musical genre?
It isn’t an album, but that super slowed-down Justin Bieber song – I think it’s slowed down 800 times – could start something. That shit is epic, and the process can be repeated to any song with interesting results.

8. Which album should never have been made?
Kenny G’s fake duet with Louis Armstrong: “What A Wonderful World”. Pat Metheny explains why here.

9. Your favourite album to have a drink?
If it is a nice summer evening drink while the sun is setting I would probably put on Ethiopiques Volume 10. The song Tezeta is just so lovely and breezy. But it all depends on the situation. I like some “party music” too.

10. Your dream collaboration?
Collaborating with the Boredoms would be fun. It would be amazing to work with Eye and to be a part of all of that powerful percussion. Working with Brian Eno would be incredible, as well. I have been listening to a lot of his music lately and I have great respect for him and what he has done.

11. The record that freaks you out?
Herbie Hancock’s “Sextant” always freaks me out- in a good way. It is a dark and psychedelic record that manages to be both deeply primal and other-worldly at the same time. It could be a recording of primordial organisms or sacred ritual music from Species 8472. Very freaky.

12. The record you would like to listen to right now?
I am actually already listening to a record right now: Conrad Schnitzler “Grun”. Great record! But after this I will be listening to a bunch of Hawaiian records that I found today at a thrift store. Love that dreamy pedal steel sound.

13. The film that tickles your creativity?
Lately I have been watching a lot of Yoshi Sodeoka’s video art. I’m not sure if it qualifies as a film, but it has been inspirational visual stimulus for sure. Check him out at www.sodeoka.com.

14. The little-known track that everyone should have heard of?
Well, a lot of people already know this track, but I am going to mention it anyway: “Dark Was the Night (Cold Was the Ground)” by Blind Willie Johnson. It is a scratchy recording from 1927, but it is special enough that is was pressed on a golden record and sent into space alongside music from Beethoven and Bach and the sounds of animals of Earth. I have known the song for years, but it continues to be moving and mysterious and it is one of the most transcendent pieces of music that I have heard.

15. An album or an artist you wouldn’t want to be?
T.I.. He’s going to jail.

16. The cover version you would love to do?
John Cage’s hit single “4’33”” would be fun to play. It has been covered before, but I would do it louder and faster.

17. The mashup you would love to do?
I have never done a mashup before, but maybe Steve Reich’s “Clapping Music” mixed with Fripp & Eno’s “Wind on Water”. It wouldn’t set the dance floor on fire, but at least I wouldn’t have to match the tempos.

18. The text you would like to produce a soundtrack for?
The Voynich Manuscript.

19. Have you ever had auditory hallucinations?
Yes, many times. Working in looped based music can be very disorienting sometimes. If the loop is short enough and you listen it long enough it is very easy to start hearing things. When we were working on our last album there were several occasions when we were listening to a short instrumental loop repeating and we both started hearing voices in an instrumental loop. It was kind of scary.

20. How would you like to die?
Old and content.

Nice Nice - One Hit


Go to their myspace and learn more about the Voynich Manuscript

Coupures Pub




Bienvenue, Mme et Messieurs pour le grand match de ce soir : Le championnat du monde poids lourd du "Je fais n'importe quoi et je vous emmerde". A ma gauche : le pervers, le dangereux, le sournois John Lydon ! A ma droite l'ancien champion du monde en titre de la déchéance, le toujours vivant, le violent, l'irascible : Lemmy Kilmister !

Nos deux champions sont sur le ring, le gong va bientôt retentir... Attention, c'est parti. John esquisse un petit pas de coté, il joue de ses longues jambes encores souples. Lemmy est quand à lui bien stable, campé dans le coin droit du ring... Ils s'observent... Et soudain John lance la première attaque, il avance rapidement sur Lemmy. Il va vite, très vite, peut être un peu trop même... il... il... Oh mon dieu! Il vient de marcher sur le lacet mal noué de sa chaussure ! Et il bute et se fracasse le crâne contre Lemmy, et... et... ils s'effondrent tous les deux. C'est horrible, les mots me manquent : je crois que nos deux stars sont à terre, inconscientes... elles gisent sur le sol ; un filet de bave reliant leurs visages écrasés au logo du sponsor officiel de la soirée.

La lumière diminue pendant que la salle se vide. La caméra fait des plans large sur le stadium a demi désert et la foule se masse en grommelant vers les issues de secours. A demi désert ? Pas tout à fait... Le plan d'ensemble se ressert sur une ombre noire, solitaire, assise au dernier rang. Un dernier spectateur semble ne pas vouloir quitter la salle... Dans l'ombre on voit un sourire carnassier se dessiner, des cheveux longs et gras descendent sur de larges épaules : mais, c'est Iggy Pop ! A new champ is here !


mercredi 10 novembre 2010

Not quite dead



Vous reprendrez bien une louche de nostalgie italo zombiesque non ?

Umberto - The Psychic

(Not Not Fun, 2010)

samedi 6 novembre 2010