Here's two tracks from the proto/punk/post/dark/new wave scene of Los Angeles, back in the eighties. The first one can be found on this compilation, the second one comes from this album.
Les Konki Duet sont 3 filles (Tam, Kumi & Zoé selon l'ordre de la photo) qui font de belles chansons pop complexes et répondent parfois aux interviews d'une seule et même voix un peu schizophrène.
1. Votre 1er souvenir musical ?
Debout, à 8 ans, face à un mur de 45 tours, je me pose des questions sur le rock. Ma conclusion : si c’est en français, ce n’est pas du rock. Finalement j’achète un disque de Madonna.
Taiko, le tambour japonais que ma mère pratiquait quand j’étais petite.
La platine vinyle que mes parents m’ont sacrifiée.
2. Le meilleur disque que l’on vous ait offert ?
The plastics, le groupe japonais des années 80 en vinyle.
Le pire ?
un double live de Genesis, avec des soli de batterie de 10 min dans chaque morceau.
3. Le 1er disque que vous ayez perdu ?
On m’a volé Bossanova des Pixies PLUSIEURS FOIS.
Thunder perfect mind de NWW, il ne me reste plus que la pochette.
4. Votre nom de groupe de musique imaginaire ?
Ah, j’en ai plein !
Mon groupe de variété qui fait un tube par heure : microsillon.
Mon groupe de rock qui joue le vendredi dans les MJC : Bubble Gorge.
Mon groupe fabriqué de toutes pièces (4 nanas super belles et un mec qui sert à rien) : MACROPENIS.
5. A quel moment aimez-vous faire de la musique ?
Toute seule : le soir en pyjama. Avec les filles : toute la journée, du moment qu’il y a du soleil et du thé.
6. A quoi ressemblera la musique dans 50 ans ?
Complètement formatée dans 50 ans, comme les tomates au Franprix qui ont toutes la même tête.
Retour au vinyle.
dans 5000 ans ?
A la musique qu’il y aura eu 25 ans auparavant.
7. Quel album ignoré ouvrira un nouveau genre musical ?
L’Orgue Mystique, de Charles Tournemire (l’excellent producteur Emiliano Flores assure le grand retour de Monsieur Tournemire qui « devrait enfin avoir la place qu’il mérite dans l’Histoire de la Musique »).
Marine girls de Marine girls, une des membres est Tracey Thorn, la chanteuse de everything but the girl.
8. Quel album n’aurait jamais dû exister ?
MOBY : PLAY
9. L’album idéal pour l’apéro ?
“oh, good grief!” de Vince Guaraldi Trio.
Une compile surf.
10. Votre featuring rêvé ?
Robert Wyatt. Aaron des Liars.
Avec Hosono Haruomi, Cornelius et Yano Akiko.
11. Le disque dont vous avez peur ?
Un 45 tours de L’Apprenti Sorcier que j’avais quand j’étais petite.
Les histoires lues par Jean Topart.
12 .Le disque que vous aimeriez écouter ?
Un truc d’automne du genre Nick Drake. Ou alors le quatrième album de The Konki Duet.
13. Le film qui vous a donné envie de faire la musique ?
Annie, comédie musicale américaine.
14. Le morceau méconnu que tout le monde devrait connaître ?
You don’t own me, Leslie Gore.
15. L’album ou l’artiste que vous n’aimeriez pas être ?
Trans de Neil Young.
France Gall des années 90.
16. La reprise que vous aimeriez faire ?
J’en fais une par semaine. La prochaine : United de Throbbing Gristle
California Soul de Marlena Shaw.
17. Avez vous déjà eu des hallucinations auditives ?
Oui, souvent, d’ailleurs dans The Konki Duet on appelle ça des audions. Les audions que l’on arrive à concrétiser donnent parfois de très beaux morceaux.
18. Comment aimeriez vous mourir ?
Pas tout de suite, en tout cas.
The Konki Duet - Inflammable
"Ensemble", le nouvel EP des Konki Duet est disponible chez TEAMS.
Suivre les Konki Duet sur : myspace, deezer & leur site.
"La voix indépendante et incontournable des années "Black Power", les pères du rap, du slam, du spoken word... (se) racontent la réunion émouvante et incroyable des membres fondateurs. Un film politique, musical et trans-génrationnel, à la réalisation irréprochable, dans lequel les Last Poets se reconnaissent!
En 1968, des poètes de Harlem créent THE LAST POETS. Avec des mots comme des rafales de mitraillette, le groupe culte dénonce l'oppression des Africains-Américains et dresse un portrait ravageur et plein d'humour de la vie dans le ghetto sur fond de percussions, de jazz ou de funk. Après 40 ans de séparation, les membres du groupe légendaire fondateur du hip hop, du rap et du slam modernes, se retrouvent à Paris pour un concert unique lors du festival Banlieues Bleues 2008.
Dans le huis clos d'une salle de répétition, ils évoquent la naissance du collectif, les années de plomb et de délires artistiques à haut risque. Le groupe qui accompagne les poètes pour ce concert-réunion est aussi composé de véritables légendes de la "great black music" : Ronald Shannon Jackson, Jamaladeen Tacuma, Robert Irving III et Kenyatte Abdur-Rhaman. The Last Poets/made in Amerikkka dynamite les frontières entre captation de concert, documentaire musical et film d'art. Un film évènement dans lequel The Last Poets se reconnaissent."
Gigi Gaston, surnommée "la fleur noire", arriva en France de sa Bulgarie natale au début des années 50 et connu un immense succès en pleine période yéyé avec un premier 45 tours en 1961, Je Suis Ici (Où es-tu?), puis surtout ce morceau intitulé Je suis perdue. Notez au passage la réalisation impeccable du clip signé Jean-Luc Godard, rien de moins.
Sa carrière, aussi courte que mouvementée, prit fin brutalement en 1973, quand elle disparut mystérieusement après avoir été acquitté du meurtre de son mari, l'acteur italien Giorgio Fortuna...
Cette fille ne vous dit absolument rien ? C'est normal, Gigi n'a en fait jamais existé que dans l'imagination de Josh Gosfield, artiste new-yorkais qui a inventé ce personnage au destin tragique de toute pièces avec l'aide d'acteurs, de maquillage et d'un peu de Photoshop. La vie imaginaire de Gigi Gaston fait ainsi l'objet d'une exposition en octobre prochain à la Steven Kasher Gallery à New-York. Troublante plongée dans un passé parallèle, à se demander si Madonna existe vraiment...
Here is to the unsung hero passed away in the shadow of another man... and summer might be almost over, but not just yet. I used to have a signed badge pinned on my coat. Lost it of course...
"My soul, so far as I understand it, has very kindly taken colour and form from the many various modes of life that self-will and an impetous temperament have forced me to indulge in. Therefore I may say that I am free from original qualities, defects, tastes, etc. What is mine I have acquired, or, to speak more exactly, chance bestowed, and stil bestows, upon me. I came into the world apparently with a nature like a smooth sheet of wax, bearing no impress, but capable of receiving any; of being moulded into all shapes. Nor am I exaggerating when I say I think that I might equally have been a Pharaoh, an ostler, a pimp, an archibishop, and that in the fulfilment of the duties of each a certain measure of success would have been mine."
from George Moore's Confessions of a Young Man, Chapter I, Swan Sonnershein Lowrey & Company, 1886
J'avais lu il y a quelques années que "certains albums sont comme de vieux amis" ; même si j'ai toujours trouvé cette phrase un peu niaise, je viens hier de la ressentir pour la 1ere fois.
Dans le cas de "city of light", c'est une bande d'amis que j'ai retrouvé : la voix de Lori Carson, les nappes électroniques de Coil, les percussions de Trilok Gurtu, la basse de Bill Laswell et le texte d'Hakim Bey. Nous nous étions perdu de vue après un 14 juillet 1998, où nous n'avions pas voulu nous rendre, mon frère et moi. Nous avions assisté aux illuminations, de loin, à l'abri sur un balcon avec le city of light à plein volume. Puis tout le monde s'était quitté après un déménagement quelconque, sans doute oublié avec d'autres moments du passé, au fond d'un carton.
Hier, nous nous sommes rencontrés à nouveau, dans un magasin de disque du 11e. La surprise a été de taille, et passé le choc des retrouvailles, les souvenirs sont remontés à la surface. La soirée passant on a bien vu qu'il y avait de nombreuses choses qui avaient changées : lori minaudait parfois un peu de trop, bill en faisait plus qu'avant dans l'exotisme bon marché, certaines habitudes sonores avaient pris un peu de poid et on évoquait avec condescendance la fin des années 90 ; mais quand les samples de coil et la basse dub se sont fait entendre tout le monde s'est finallement retrouvé :
"There was no day or night / no sound / no touch / no smell / no form / without change / only pure reality".
A presque 70 ans, Trad Gras Och Stenar, nous réaffirme de sa voix mélancolique qu'il est un punkrocker. Yes he is.
(En fait Trad, Gras & Stenar est un groupe. Ils reprennent le morceau de Teddybears Sthlm "punkrocker", tube suédois déjà interprété par Iggy Pop ; mais par pur caprice éditorial, j'ai un peu triché pour profiter de ce nom qui sonne si bien...)
Bobby Beausoleil, musician and associate of the Charles Manson family, composed and recorded this soundtrack for Kenneth Anger's movie Lucifer Rising in the late 70's. You can watch the full movie here.
Ok, I suppose everyone's already heard about it, but just in case don't forget to go and look up Beck's remixes of the Velvet Underground and Leonard Cohen. Quite promising rework of Leonard Cohen with a nice cast (Devendra Banhart, Ben, Andrew and Will from MGMT, Andrew from Wolfmother, Binki from Little Joy...). Work in progress, all the details from his website.
Magazine were an English post-punk group active between 1977 and 1981 [...] The band was formed by Howard Devoto after leaving punk band Buzzcocks in early 1977, deciding to create a more experimental and less punk band.
Le concert commence mal, par une 1ere partie fade jouée par "The Herbaliser" ; j'ai appris à l'entrée que Prince Paul s'est fait excuser pour "raisons familiales" et ma déception grandit à mesure que le début du concert est repoussé par des problèmes techniques. Il est 21h30 à la grande salle de Jazz à la Villette 2009 quand De la soul entre sur scène, ça fait presque 1 heure que j'attends et je suis inquiet de savoir ce qu'ils pourront faire pour les 20 ans de "3 Feet, high and rising". Après tout, voir De la soul en 2009, c'est un peu comme voir les Stones en 1986 rejouer leurs albums de 1966 : ce n'est pas fait pour me rassurer...
"Say : De la, De la, De la !", "Say : De la, De la, De la !" : ils sont là, une dizaine sur scène, et quand j'entends le sample de "Saturday" je suis renvoyé 20 ans en arrière, ou presque. Je n'ai pas tout à fait l'âge d'avoir entendu leur 1er album sur scène mais je suis encore hanté par "ring, ring, ring" entendu sur la K7 "dance machine volume 1".
Progressivement ils déroulent les morceaux de l'album et progressivement je me dis que De la soul est peut être un des meilleurs groupes live que j'ai vu récemment. Il y a quelque chose chez eux des grands chanteurs de soul qui ont façonné le rock, le garage et le punk : voix agressives sur fond groovy imparable.
C'est curieux de voir comme 20 ans peuvent paraitre longs quand on les imagine à venir et comme 20 ans peuvent paraitre courts quand on se retourne sur sa propre vie... Finalement, 1989 c'était hier.
""Espying the mate drawing near as he was toiling at the pump with the rest, the Lakeman affected not to notice him, but unawed, went on with his gay bantings. " 'Aye, aye, my merry lads, it's a lively leak this; hold a cannikin, one of ye, and let's have a taste. By Lord, it's worth bottling!""
from Herman Melville's Moby-Dick or The Whale, Chapter 54, Penguin Books 1992
Dimanche soir, Dinosaur Jr jouait à l'Elysée Montmartre et après My Bloody Valentine au Zénith (Favorite dead rock band #1), Jay vient de disparaître lui aussi.
Jay était pourtant beau avec ses nouveaux longs cheveux blancs qui se balançaient devant son mur d'ampli, la jaguar fièrement portée dans le son fender blanc, sa voix mélancolique enchainant les morceaux, mais Jay n'était plus vraiment là. Il était toutefois plus là que Lou Barlow qui était noyé avec le batteur sur la partie droite de la scène et de l'espace sonore. Il y a eu de nombreux morceaux du nouvel album "Farm", il y a eu "The wagon", "Feel the pain" et "Freak scene" mais Jay s'est figé dans ses solos interminables, dans ses morceaux épuisant la même formule jusqu'à l'ennui, dans ma photo floue prise du fond de salle, près du bar...
"There's a place I go / But you're not there / And I'm supposed to know / How to get to where You're gonna be / But you don't even know"
Let's not forget the fantastic Swell Maps. Wikipedia is stating that "the legend [...] has grown" but they still are far too obscure unfortunately. 30 years since A Trip to Marineville would be the perfect occasion for a reedition. And can you have better stage names than theirs?
Playlist :
01 basil poledouris - robocop main title
02 Dizzee Rascal - Stand Up Tall (radioclit Remix) (Schlachthofbronx Remix)
03 alan silvestri - the chopper
04 major lazer - hold the line feat. mr. lexx & santigold
05 nico fidenco - from another world
06 tekitek - agent orange
07 mark isham - the son of mrs. toad
08 dabaaz - la plus belle ce soir
09 maurice jarre - book's sorrow
10 debruit - accable feat soklak
11 the saturday knights - mutt
12 charles bernstein - prologue nightmare on elm's street
13 roll deep - do me wrong (feat janee)
14 Lady Sovereign - Pretty Vacant
15 rone - outro
16 scarlett johansson - i wish i was in new orleans
A cette minute, les offline people sont nés. A cette minute, les offline people ont écrit le 1er article de ce blog. A cette minute, les offline people ont réfléchit à l'avenir de ce blog. A partir de cette minute, les offline people diffuseront leurs points de vues musicaux. A cette minute, nous vous souhaitons la bienvenue.
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